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Dimanche 24 septembre 2006

suite a une visite sur le blog de cunei(cuneipage.over-blog.com), voici mes cents"je me souvient" a moi

bonne lecture et rendez aussi une visite a cunei

1- Je me souvient du klaxonne de la voiture d’Arséne imitant une vache
2- Je me souvient de quinze jours a la mer quand j’avais huit ans
3- Je me souvient de casimir
4- Je me souvient qu’en écrivant la phrase d’avant, je me suit dit que j’était un trentenaire normal
5- Je me souvient de mes angines a répétition
6- Je me souvient d’une poudre chimique verte ou rose que l’on ajoutait a du lait froid
7- Je me souvient avoir était Astro le petit robot, X or, un pote a Zora la rousse, Starsky, hutch aussi
8- Je me souvient d’Isidor et Clémentine
9- Je me souvient du cri façon youyouyou que je poussait pour appeler ben
10- Je me souvient de notre voyage d ‘école chez nos correspondants en Alsace
11- Je me souvient de l’odeur de l’alcool a brûler que l’institutrice utilisait sur une drôle de machine a rouleau servant a photocopier
12- Je me souvient de mes copains d’école
13- Je me souvient de mes copains imaginaires
14- Je me souvient de la mort de Joe Dassin, que mes parents aimaient
15- Je ne me souvient pas de la mort de Jacques Tati, que mes parents ne connaissaient pas
16- Je me souvient du 45 tour de Dorothée chantant rox et rouky offert par ma marraine
17- Je me souvient du déraillement, dans ma commune, d’un train transportant des oranges
18- Je me souvient du thon œuf dur patates froides du vendredi midi
19- Je me souvient de Daniel
20- Je me souvient de Valérie
21- Je me souvient avoir appris a lire grâce a eux
22- Je me souvient de la grande vadrouille( mais il y a des piqûres de rappel)
23- Je me souvient que j’avais peur de la copie de la Joconde dans le salon de mes grands parents
24- Je me souvient de la chorégraphie de la danse des canards
25- Je me souvient de rita, la chienne
26- Je me souvient de pinocchio au cinéma
27- Je me souvient de la simca 1100 bleu de mes parents
28- Je me souvient d’une chute de Bernard Hinault
29- Je me souvient d’il était une fois(le groupe, mais aussi l’homme,l’espace,la vie,…)
30- Je me souvient de « incroyable mais vrai »
31- Je me souvient de « l’école des fans »
32- Je me souvient des gadgets de pif
33- Je me souvient de tous les coins de la classe
34- Je me souvient de la vie en rose de oui oui, du club des cinqs, du clan des septs,…
35- Je me souvient de la vie en vert des 6 compagnons, de alice, …
36- Je me souvient du savon jaune et ovale fixé au mur a l’aide du’une pièce en métal le transperçant de part en part
37- Je me souvient que quand l’institutrice était absente, je croyais que c’était son mari, ouvrier dans le btp, qui allait la remplacer
38- Je me souvient « d’antenne »,l’instit remplaçant qui nous faisait lui donner des coups de poings dans le ventre afin de tester ses abdos
39- Je me souvient de l’émission de Léon et Foucault le matin sur rmc
40- Je me souvient avoir gagné un livre sur radio France drome
41- Je me souvient du « bonjour » de yves a 13 heures
42- Je me souvient de la blague qui consistait a dire de sa compagne de jt(marie laure) qu’elle aille se mettre « au vert »
43- Je me souvient de serge et de son billet de 50 sacs
44- Je me souvient de mes imitations de Johnny chantant »mon p’tit loup »
45- Je me souvient de ma seule et unique saison de basket a l’esm
46- Je me souvient du plat de frites de la cantine, censé finir le tour de la table de huit avant d’être vide
47- Je me souvient du Paris Dakar 1986
48- Je me souvient de « space invaders »
49- Je me souvient de mon parrain faisant des copies de cassettes avec 2 magnétos cote a cote
50- Je me souvient m’être fait engueuler souvent pour avoir fait du bruit pendant que les compagnons de la chansons passaient d’une cassette a l’autre
51- Je me souvient de l’odeur de la colle blanche
52- Je me souvient de fraggle rock le dimanche soir
53- Je me souvient du chat mistigri
54- Je me souvient de l’album panini » Mexico 86 »
55- Je me souvient de la maison en ruine ou nous nous retrouvions souvent pour faire résonner nos « pan, t’es mort »
56- Je me souvient ne pas avoir voulu aider mon cousin a ranger les cow boys et les indiens en plastique
57- Je me souvient de la kermesse avec sa messe en plein air
58- Je me souvient de la chanson »l’été s’ra chaud »
59- Je me souvient d’un orage gigantesque avec trombes d’eau et tout et tout et tout
60- Je me souvient du café au lait du goûter
61- Je me souvient que le commercial qui a vendu la cuisine incorporée a mes parents ressemblait au chanteur de « confidences pour confidences »
62- Je me souvient de Grosquick
63- Je me souvient de »avec benco, démarrez plein pot »
64- Je me souvient d’un journal de mickey en italien traînant a la maison
65- Je me souvient d’un incendie le jour de notre visite a notre dame des neiges
66- Je me souvient du livre de Stevenson parlant de ce lieu
67- Je me souvient de qui était »haut comme trois pommes »
68- Je me souvient de nos premières vacances en camping, sous une toile de tente bleue
69- Je me souvient du chien jaune a roulettes et en plastique
70- Je me souvient être allé en vacances a l’internat ou mon parrain travaillait, et avoir eu pour moi tous les lits et tous les livres de la bibliothèque que je voulais
71- Je me souvient de récré a2
72- Je me souvient du cathé
73- Je me souvient de mon premier bi-cross
74- Je me souvient des semelles usées de mes chaussures pour cause de freinages avec les pieds abusifs
75- Je me souvient du bout de carton accroché prés des rayons de la roue arriére du vélo
76- Je me souvient des bagarres avec mon cousin
77- Je me souvient que ma mére trouvait ça normal car nous sommes 2 béliers
78- Je me souvient de l’émission avec Guy, Léon, Simone la vachette
79- Je me souvient qu’il faut mettre une virgule entre Simone et la vachette
80- Je me souvient qu’Elvis n’est peut être pas mort
81- Je me souvient que Capri, c’est fini
82- Je me souvient qu’avant, il n’y avait pas de caméras dans les rues
83- Je me souvient de mes baignades dans le doux quand ma grand mère m’y accompagnait
84- Je me souvient des ballades au bord du Rhône avec mon autre grand mère
85- Je me souvient que l’on y voyait des péniches et, sur l’autre rive, de temps en temps un tgv
86- Je me souvient qu’ils étaient orange
87- Je me souvient de mes grands mères pour plein d’autre souvenirs partagés
88- Je me souvient de mon premier appareil photo, un polaroid
89- Je me souvient de la couleur verte des murs de la cuisine
90- Je me souvient des fermiers ou nous allions chercher du lait
91- Je me souvient que mon père avait acheté le 45 tour » la chenille »
92- Je me souvient qu’une fois arrivés a la maison, nous ne l’avions pas trouvé dans la voiture
93- Je me souvient que nous l’avions retrouvés sur le parking du magasin. mon père avait dut le poser sur le toit de la voiture
94- Je me souvient que »…… » s’appelait avant »….…. »
95- Je me souvient qu’avant on pouvait citer « Auchan » et »Mammouth » sans devoir citer tous les autres
96- Je me souvient des sorties champignons dans l’humidité du matin
97- Je me souvient de souvent m’être allongé dans les prés pour regarder passer les nuages
98- Je me souvient de mes sous pulls qui grattaient
99- Je me souvient que j’étais nul en orthographe
100- Je me souvient que j’ai une famille, alors je vous laisse
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Dimanche 23 juillet 2006
Je prends le large
Je sort des marges
Sinon j’enrage
Comme un con dans ma cage
 
Je prends la fuite
Je prémédite
La réussite
D’une si soudaine pratique
 
J’ose le grand saut
Même de si haut
J’quitte le château
De deux bonds magistraux
 
J’prends mon envol   
Je quitte le sol
Je passe le col
Je joue avec Eole
 
J’arrive enfin
Dans ton jardin
Je me sent bien
Je me jette dans tes liens
 
Je me réveille
Vilain sommeil
Comme la veille
Ta pensée m’ensoleille
 
Rêve brisé
Encore raté
Triste a crever
C’est beau mais dur d’aimer
 
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Dimanche 9 juillet 2006
Tu est belle a croquer           
Tout est en harmonie
Tu me donne l’envie
De partir dans les prés
De tous deux gambader
Et mes arrières pensées
Deviennent des avances
Pour toi mon cœur balance
 
 
Tu es belle, tu est belle, tu est belle,
Comme une suggestion de présentation,
Tu est belle tu est belle tu est belle,
Comme le Miko sur son bâton
Comme l’abricot dans le Sveltesse,
Comme la fraise dans le sirop,
Comme une assiette de cacahuétes,
Comme un bol de soupe au poireaux
 
Tu est belle et bronzée
Tu appelle au désir
Ça rime avec plaisir
Ta peau est a croquer
Tu me fait de l’effet
Et si tu veux danser
Alors j’ouvre le bal
J’te la joue slow bestial
 
Tu est belle, tu est belle, tu est belle,
Comme une suggestion de présentation,
Tu est belle, tu est belle, tu est belle,
Comme la rondelle de citron
Qui accompagne les poissons
Comme la tartine qui fait envie
Sur le bocal de Nuttela
Comme les bulles du Coca Cola
Comme la silhouette corde a linge,
Sur la boite de Kellog’s fitness,
Comme la mousse au chocolat
De la p’tite vieille, la mère Nova,
Comme le beau plat de cassoulet,
Que William nous a préparé,
Comme la couleur fluo rosée,
Des p’tits Filous, des p’tits Gervais
Comme les saucisses de Jean Rosé,
Comme des tripes, du gruyère râpé,
Comme de l’huile et comme des pâtés,
Comme …… beurp ……..pardon
 
 
 
 
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Dimanche 9 juillet 2006
E-reusement
Qu’il n’y a pas qu’e ça dedans
Il y a encore, paraît il,
Du naturel dans l’aliment
 
E-phorisant
Et non nocif, soit disant
C’est ce que l’on veut nous faire croire
Pour qu’on avale ça tout l’temps
 
E-dulcorer
Et le faire impunément
Il manquerait plus qu’on se rebiffe
Et qu’on dise qu’on est pas contents
 
E-phorisant
Ca ne l’est pas, forcément,
Ca rendrait même colérique
D’avoir a ne manger que ça
 
E-thanasie
Ou du moins évincement
Pour tous ceux qui nous trafiquent
Ces produits nous empoisonnants
 
E-thanasie,
Le mot est fort, cependant
Ce sera bientôt notre tour
Si on ne fait rien maintenant
 
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Vendredi 30 juin 2006
écrit pour les zappatristes aprés une provocation de phil sur"fait nous un truc qui fasse comptine et qui casse mac truc"
Tirlipipon pipon pipon
Tirlipipon pon pon
 
1-2-3 tomates très très rondes
et 1-2-3 salades très très blondes,
voulant casser l’ennui,
quittent la serre féconde
 
 
1-2-3 ravissantes génisses,
et 1-2-3 petits pains ronds et bons,
en les croisant s’expriment,
font la conversation ;
 
salut tomates rondes,nous sommes les petits pains,
bonjour salades blondes,nous allons au turbin ;
 
tirlipipon pipon pipon
tirlipipon pon pon
 
1-2-3 tomates très très rondes,
et 1-2-3 salades très très blondes,
rejoignent le troupeau,
rêvent de consécration ;
 
1-2-3 ravissantes génisses,
et 1-2-3 petits pains ronds et bons,
questionnent leurs amies,
apprécient leur faconde
 
et bien nous,les salades,
nous sommes bien calibrées,
a l’endroit,a l’envers,
nous sommes pareils exprès,
nous sommes clonées,en fait,
mais pas sans intérêt
pour le goût,pas d’problème,
on s’adapte au marché
 
c’est comme pour nos copines,
qui sont d’un rouge parfait,
elles font croire,les coquines,
qu’elles sont de qualité
pas de pépins,c’est mieux,
comme ça on jette rien,
juste un aspect mielleux,
très belles mais sans entrain
 
tirlipipon pipon pipon
tirlipipon pon pon
 
 
1-2-3 tomates très très rondes,
et 1-2-3 salades très très blondes,
ne comptent pas les paroles,
partagent des impressions
 
1-2-3 ravissantes génisses,
et 1-2-3 petits pains ronds et bons,
admirent ce beau discours,
approuvent sans condition
 
et bien nous , les p’tits pains,
pour êtres bien plus mieux bons,
on nous met,parait-il,
du sésame sur l’ponpon
une belle couleur dorée,
un moelleux pas permis,
pour le poids,pas d’probléme,
on vient de l’industrie
 
avec les belles génisses,
nous avons un boulot,
pour elle c’est un délice,
en tranches c’est rigolo
accélérons le pas,
ne perdons pas de temps,
a nous y voici,voila,
le chef fait les 100 pas
 
tirlipipon pipon pipon,
tirlipipon pon pon,
 
allez,allez,dépêchons,
1-2-3 hamburgers,tout d’suite,et
1-2-3 barquettes de frites
 
tirlipipon pipon pipon,,
tirlipipon pon pon,
tirlipipon pipon pipon,
tirlipipon pon pon
 
 
 
 
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Dimanche 4 juin 2006
 
J’entends les vivants
J’entends encore les vivants et je trouve l’expérience assez drôle, encore que l’on a souvent tendance à être plus aimé quand on est plus là pour rougir des compliments. C’est bête ça, j’aurais pu savoir ce que pensait belle maman de moi, mais maintenant que je suis mort, c’est cuit, moulu, adjugé.
Elle aura trop peur que je vienne la nuit lui chatouiller les pieds pour la punir de ce dénigrement post mortem.
Comment le pourrai-je puisque je suis mort ?
Au fait, est-ce que je le suis réellement, mort ?
Pas si sûr, à voir avec quelle énergie l’équipe du SAMU, qui vient d’arriver sur place, se démène autour de moi.
J’ai peut-être encore une chance, après tout.
Par contre, la conductrice qui arrivait en face a moins d’espoir. Elle, ou plutôt son corps, comme on se doit de dire maintenant, se trouve allongé sous un grand draps blanc la recouvrant des pieds à la tête.
Je ne verrai même pas son visage, et, dans l’accident, je n’ai pu que l’apercevoir.
-         Si tu veux voir mon visage, il suffit peut être simplement de te retourner.
Voilà que j’entends des voix, maintenant.
-         Mais non, ce ne sont pas des voix, c’est moi !
Mes yeux quittent le médecin qui essaie de me ranimer et découvrent le visage d’une fille d’à peu près mon âge et qui se trouve à un mètre de moi.
-         Et bien oui, c’est moi. A ne parler que de toi, c’est normal que tu ne m’ais pas encore vue.
-         Mais c’est affreux !
-         Merci !
-         Non, non, je ne parlais pas de toi. Si je te vois et si je t’entends, c’est que je suis vraiment mort.
Je me remets dans l’axe de l’accident et découvre que moi aussi j’ai droit à mon drap blanc. De plus, pour achever le tableau, j’entend le médecin dire dans sa radio « jeune homme Delta Charlie Delta également ».
Et merde, elles me font flipper, maintenant, ces trois lettres.
 
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Dimanche 4 juin 2006
Je me souviens. Je me souviens de quelques journées d'école passées à regarder des films ou des diapositives, de ces journées de maternelle où l'école sait encore intéresser les enfants. Je me souviens aussi de ces mercredis passés dans le délicieux silence de notre maison, mercredis passés à découper en confettis des catalogues de « La Redoute ».
Je me rappelle avoir entendu hier matin à la radio qu'une jeune fille de notre région avait fait dernièrement toutes les émissions télés en vogue pour y parler de son premier livre. Le simple fait de passer dans ces émissions a paru plus important au journaliste que le contenu du livre, dont le titre n'était, bien sûr, pas mentionné.
Je me souviens avoir fait plusieurs vaines tentatives d'écriture, et d'avoir tout brûler au bout de trois pages pour cause de non confiance.
Je me souviens de notre forteresse construite dans les bois chez Jérôme, forteresse qui nous servit tour à tour de cachette contre nos ennemis imaginaires, de planque pour fumer nos premiers joints, puis finalement de tas de bois à peine bon à allumer le feu.
Je me rappelle avoir dit à ma femme, il n'y a pas deux heures, et en faisant un jeu de mot lourd à écraser un sumo en exercice, que sur la route, je ferais très attention, voir même quatorze.
Je me souviens que tout petit déjà j'avais un humour douteux.
Je me souviens évidemment de ma première cuite.
No comment.
Je me rappelle de tous ces verres bus ensuite.
Je me rappelle, après cette dernière phrase, avoir eu envie de redire no comment.
No comment.
Je me souviens de ces routes tracées à travers le gravier de la cour.
Je me rappelle avoir eu envie de les refaire il n'y a pas si longtemps.
Je me rappelle où en était Manon dans ce livre que je n'achèverais jamais.
Je me souviens bien évidemment de toutes ces journées d'été passées au bord de l'eau, quand nous allions en bande à la rivière rafraîchir nos idées et réchauffer nos envies.
Je me rappelle avoir lu il y a quelque temps un livre parlant de la mort et de ces images de notre vie qui défilent ; c'est peut être pour ça que je me souviens et que je me rappelle.
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Dimanche 4 juin 2006
Alors voilà, je suis mort. Il faut dire que je l'ai bien cherché. Cette idée de doubler l'autocar qui me précédait. Le doubler, d'accord, mais pas dans ce virage. Non, pas très maline, cette idée, et en tout cas, pas digne d'un conducteur modèle. Quand j'étais vivant, j'étais assez inconscient finalement. Enfin voilà, c'était peut être le fait d'en avoir si peur ou, du moins, d'y penser si souvent, qui l'a fait arriver dans ce virage là, cette dame que l'on s'imagine débarquer avec une faux. Une faux à l'époque des débrousailleuses et autres tailles haies. Bravo la mort !
Ceci étant dit, je me trouve un rien fanfaron à plaisanter comme ça en un jour aussi important pour moi.
Finalement, dans la vie, si j'ose m'exprimer ainsi, il y a seulement deux étapes importantes. Notre naissance et notre mort. Mes promenades antérieures dans les cimetières m'en apportent d'ailleurs la preuve irréfutable. Exemple : « Pierre Dupont-1936-1987 ». Rien d'autre ? Et bien non, rien d'autre. Deux malheureuses foutues imbéciles dates au-dessous d'un nom.
Oh, bien sûr, ceux qui l'ont connu peuvent témoigner. Sa vie ne se résume pas seulement à ça. Il a vécu pleins de jolies choses. Des choses moins belles aussi, des expériences multiples, diverses et variées. Bref, il a vécu. Et après ? Quoi après ? Et bien justement, rien : deux dates.
Si au moins j'avais réfléchi à une épitaphe sympa. Mais non, rien. Il faut quand même se rendre compte que l'on ne s'attend pas a mourir a 27 ans. Quelle idée; c'est bien de moi ça ! Un vendredi soir, en plus, pour ne pas pouvoir profiter d'un dernier petit week end.
Bravo, bravo et merci
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Vendredi 5 mai 2006
Il était dix-huit heures. Le temps était venu de quitter ce merveilleux endroit cloisonné qui nous servait de gagne miam miam ;Je retirai hâtivement du lecteur le cd qui nous avait accompagné durant cette dernière heure de travail et j’en profitai pour mettre un point a cette phrase avant qu’elle ne veuille devenir interminable.
Mais, quelques minutes plus tard, j’eu une surprise auditive, surprise que je qualifierai d’ailleurs d’inouïe.
Franck avait remis de la musique,ou plutôt, d’après lui, un genre de truc expérimental qu’il avait dégoté auprès d’un amis branché .
Au fil des minutes, je me retrouvai de plus en plus captivé par cette ode nouvelle pour mes oreilles. Tout mon être était maintenant hypnotisé. Et les minutes passaient encore. Le morceau intitulé »offre soumise a conditions » précédait le morceau »sous réserve d’acceptation du dossier » qui lui même précédait le morceau » voir conditions dans les agences participantes ».
 Et cela continua ainsi pendant encore de longues minutes.
Au bout d’un moment, mon cerveau ressemblait à un légume. C’était comme un choux que l’on a oublié trois heures dans une cocotte minute, mais en pire.
Ma femme me vit rentrer bien perplexe ce soir là. J’étais comme encore habité par ces sonorités que je venais de découvrir. Une étrange gymnastique s’emblait s’opérer dans ma tête. Une sorte de combat entre mes convictions et ces nouveaux sons projetés dans mon cerveau.
Ce n’est que le lendemain, après une nuit agitée mais m’ayant permis de recouvrer la raison, que je me rendis compte qu’il avait tout simplement mis la radio.
Ca fait mal, la radio !
 
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Mercredi 26 avril 2006
Samedi dernier, rentrant d’chez bricolo,
Je déballait vite fait la chose tant convoitée
Par toutes mes chaussettes qui traînaient d’puis perpette
 
Une jolie commode, en bois recomposé
Et qui allait servir de belle terre d’asile
A tout mes p’tits habits très beaux et sympathiques
 
 
Monter un placard en kit,
C’est pas compliqué, c’est économique.
Il suffit de trois fois rien,
Pas b’soin d’avoir l’coup d’main
Monter un placard en kit,
C’est un vrai plaisir, y’a un plan technique,
En a peine une demi heure
Tu r’fais tout l’intérieur.
 
 
Oui mais le beau plan, il était en Allemand
Ou bien en Portugais, comme pour bien me narguer,
Ou bien en Espagnol. Y’en a qui trouvent ça drôle ?
 
 
Monter un placard en kit,
T’ouvre un p’tit paquet, c’est systématique,
Tu tombe toutes les petites pièces,
 y manqu’rait plus qu’tu t’blesse
monter un placard en kit,
tu touche une planche,y’a tout qui s’effrite
y’en a plein la pièce maint’nant
ça devient folklorique.
 
 
Au bout d’une demi heure, pas de quoi être en joie,
Au bout de trois quarts d’heure, petite montée d’fureur,
Et au bout de trois plombes, j’ai l’cerveau qui s’dégonde.
 
 
Détruire un placard en kit,
Ca arrive souvent, c’est quand tu panique
Quand tu comprend rien au plan
Ou bien qui manque un pan
Détruire un placard en kit,
Moi ça me détend, ça m’fait un déclic.
A grands coups de lattes dedans
Après je suis content.
 
 
 
 
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Texte libre

merci de prendre deux petites minutes pour me laisser un commentaire

cela me fera plaisir et m'encouragera a bosser

thanks a lot and see u soon

 

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